Club LOTUS France    Sud-Ouest
LOTUS EN BÉARN

 REPORTAGE
2007

REPORTAGE TEXTE D'ANTONY
 

LOTUS EN BEARN 2007

 Deux ans… deux ans c’est beaucoup et peu à la fois !

Beaucoup lorsqu’on attend avec impatience ce, dorénavant mythique, rendez vous béarnais, peu quand il s’agit de lui donner vie. 

Car sachez bien que derrière ce Lotus en Béarn, dans le noir de l’arrière scène, se cachent des rouages à l’échelle du nombre de participants : Alain, Christian, Jérôme, Félix (…) ont travaillé d’arrache pied ; ils ont dû reconnaître faire, défaire, choisir, renoncer, stresser, hésiter afin de ne décevoir personne, et mieux, pour satisfaire tout le monde ! 

Bravo encore à tous, car le spectacle n’est de qualité que si les spectateurs/participants sont bons !

Tous les ingrédients ont été réunis le plaisir a donc pu atteindre son paroxysme… merci 

Après ce préambule en forme d’hommage, tant et si bien que je me suis pris quelques instants pour Michel Drucker écrivant un discours pour Patrick Sébastien… ! je vais vous conduire, montez !

Oui montez à bord, ou plutôt tombez dans le baquet, fermez vos paupières , laissez vous aller, je vous propose un itinéraire sur les routes du souvenir, celles que l’on peut emprunter à sa guise, jalonnées de bonnes surprises, teintées de saine nostalgie

Vous êtes prêts, alors moteur… 

Vous ne rêvez pas, vous êtes bien au Lotus en Béarn, ce fabuleux rendez vous, tant attendu et pourtant si vite passé.

Ce vendredi 13, heureux présage s’il en est, jour de rassemblement à l’hôtel Ibis de Pau Lescar marque le point de départ de notre folle épopée : pas de précipitation, laissons bien la température de la mécanique monter !

Souvenez vous : le parking de l’hôtel se remplit peu à peu, les Lotusiens arrivent en grappe au volant de leurs engins incroyables, véritables sculptures d’art moderne sur nos routes ou les monospaces mazoutés ne côtoient que 4X4 hypertrophiés et autres atrocités plus hautes que larges dont on ne distingue pas l’avant de l’arrière…

Bientôt le parking change de couleur, le gris du goudron n’a pas résisté bien longtemps à l’assaut coloré de nos jouets… Exige, Elise, Esprit, Ariel, Elan, 340R, Donkervoort, Westfield, Yes ou encore Speedster…

Elles sont toutes plus exquises les unes que les autres !

Les 340R sont a l’honneur, vous imaginez : le 1er rassemblement en France ! il y en plus de présentes, qu’il en existe en France !!! 

Devant l’hôtel c’est l’effervescence, telle une fourmilière la table installée en terrasse prend vie, aidée en cela par une nuée de Go à la casquette aussi rouge que leur envie de se surpasser pour vous

L’équipe d’Alain Bodin, la mine enjouée, est maintenant prête à recevoir tous les participants à notre, votre Lotus en Béarn, véritable pied de nez à l’automobile telle que les autorités souhaiteraient nous la faire concevoir ! 

Distribution des sacoches contenant le kit du participant, que dis je le parfait élixir du concentré de plaisir… tickets repas pour les gourmands, road book pour les co-pilotes zélés, programme pour les fous du timing, bracelets d’accès à la piste pour les énervés du talons pointe, et même un trombinoscope des GO digne d’un book de l’agence Elite… non vraiment, rien n’a été oublié ! 

N’écoutant que leur courage et leur dévouement hors norme à leur mentor, j’ai nommé Alain, les GO vont continué d’accueillir et de renseigner les collègues lotusiens jusqu’en début d’après midi, faisant fi de l’hypoglycémie qui pointait, inéluctablement , son nez. 

Allez venez, laissons les finir leur déjeuner, nous redémarrons, pas question de louper les premiers kilomètres du rallye des cimes… 

Les autos se sont élancées, point de vacarme, surtout pas, chacune joue son registre mais elles ont bien en commun le sens de la musique, d’ailleurs les poils hérissés de mes avant bras s’en souviennent encore : que d’émotions !!

Les oreilles se délectent, tous les sens s’éveillent, nous sommes arrivés au paradis, notre paradis, pas de doute.

Christian nous a tracé un itinéraire dantesque, du rapide, de la récupération au cœur d’une forêt magistrale où nos seuls voisins seront les oiseaux et quelques écureuils eux même fascinés par le ballet automobile qui se présentait, des montées, des virages à n’en plus finir… tout n’est que dessert en définitive !!

Il fait chaud ? qui s’en plaindra, le beau temps n’a été au rendez vous que pour notre périple en ce mois de juillet disons mitigé…. Bon une pensée néanmoins pour les heureux propriétaires d’Exige sans clim’ : le bon de commande pour une Elise est signé ou pas encore ???? 

Plus de 200 km d’excitation et de pure jouissance… au fil des kilomètres, au grés des arrêts nous nous trouvons confrontés à un bien étrange phénomène : alors que les réservoirs n’en finissent pas de se vider , les participants s’emplissent de bonheur !!

Les plaisanteries fusent à chaque étape, les contacts se nouent, les affinités s’exposent !

Car oui disons le , la passion réunit certes, mais il s’agit bien d’une histoire d’Hommes … et de Femmes ! 

J’en étais sûr, vous vous complaisez dans ce voyage magique, vos yeux sont grand ouverts mais ce qui se passe en vous n’a rien à voir avec ce satané écran d’ordinateur allumé sur votre bureau par ailleurs encombré de dossiers indigestes :  les sons , les odeurs du Lotus en Béarn se sont emparés de votre esprit votre sourire béat en dit long… c’est une thérapie contre la grisaille , une cure de jouvence même, alors le prochain rendez vous sera remboursé par la sécu !!!

Vous savez qu’il nous reste du chemin à parcourir, alors redémarrons, tout le monde est rentré à l’hôtel. 

Après cette journée merveilleuse où aucun incident ne sera à déplorer retour de nos bolides au point de ralliement : le parking de l’hôtel est une ruche, les autos y retournent, attirées inexorablement, bourdonnant de puissance …

Le spectacle est sur réaliste, les autochtones n’en croient par leurs yeux !

Les Lotusiens fourbus mais heureux rejoignent l’hôtel , d’aucuns privilégient une douche salvatrice, d’aucuns se précipitent sur tout ce qu’il y a de liquide derrière le bar… il est même parfois possible de déguster une bonne bière : cette même bière qui provoque des effets hallucinogènes chez notre ami Philippe, confrère belge à l’accent aussi sympathique qu’incompréhensible qui confond les panneaux de distance de freinage avec ceux de vitesse ; résultat, il trouve qu’il faut quand même freiner fort lorsqu’on arrive à 200km/h au panneau estampillé 200 à Nogaro pour se retrouver à 50 peu de temps après !!!

Une pensée amicale, sincère, pour lui sans qui Lotus en Béarn n’aurait pas été aussi intense !

Le soir dîner est prévu dans le cadre impressionnant du restaurant Le Pilota… les mines sont réjouies autant que les estomacs sont vides, alors le maître des lieux comme son équipe vont se couper en quatre. 

De l’originalité, de la finesse, un service souriant et impeccable il n’en faut pas plus pour recharger les batteries… sans oublier le discours d’Alain sur les réjouissances du lendemain, ce sera Arnos ! 

Il est 7 heures, le réveil sonne et nous arrache à nos rêves mécaniques… après une bonne douche et un copieux petit déjeuner le Lotusien commence d’envisager plus sereinement sa journée.

Les moteurs démarrent au quart de tour, déchirant le silence ambiant du petit matin ; les plus courageux sont déjà partis, pressés d’en découdre avec ce tracé technique et terriblement excitant qu’est celui du circuit de Pau Arnos.

Le petit voile nuageux au dessus de nos têtes donnera un peu de répit à nos peaux rougies par le soleil la veille : ça tournait il faisait chaud, on se serait pris pour un peu pour des poulets à la broche !!!!!! 

L’accès au circuit se fait dans les meilleures conditions, orchestré par des GO en super forme, à croire qu’ils se dopent diront certains !!! même pas vrai .

La piste nous appartient, les vallons tourbillonnants sont notre terrain de jeu pour toute la journée.

Arnos ?  c’est une piste « gros cœur », et je reste poli volontairement vous vous ne doutez bien !

De toutes les façons nous sommes entre de bonnes mains, et nous avons beau être de grands enfants nous n’en sommes pas moins des adultes responsables !

Présentation du circuit et de ses difficultés par le maître des lieux, j’ai nommé JC Canavesio … « euh mr Canavesio c’est normal qu’il n’y ait QUE des difficultés ?? »

 Les tours de manège vont se succéder, dans un très bon esprit, sans jeu de mot ( !), où performance n’exclut pas politesse : que des gentlemen drivers. 

Le menu du jour prévoit même une formule « mise en bouche »pour les moins rapides, les moins aguerris à la piste ou encore nos moitiés féminines, source de douceur et de tendresse dans notre monde automobile ! 

La chaleur accablante de cette journée d’été n’aura pas raison de nos montures, les Lotus ça tourne vite, très vte, et longtemps, très longtemps !!

Peu d’incidents techniques à déplorer mais lorsqu’ils surviennent on assiste à de superbes élans de solidarité.

Personne n’est laissé seul face à ses difficultés, échange de matériel ou de bons conseils l’altruiste Lotusien n’est jamais avare. 

Une mention spéciale, en forme d’hommage amplement mérité, pour Gérard qui n’est pas que mécanicien de talent chez Marcassus, mais aussi accessoirement Saint Homme, dévoué et serviable à tout heure et même le week end !! bravo et merci Gérard. 

Un mot, indispensable, sur le fameux déjeuner avalé dans notre auberge préférée, celle de Paulette, qui jouxte le circuit : un repas frais simple et revigorant dans un cadre quasi champêtre, théâtre d’échanges et d’éclats de rire ! 

Je sais il est difficile de s’arracher à de tels souvenirs, vous vous y revoyez dans le double droite du haut, vous le ressentez amplifié et sublimé le délestage dans le pif paf … mais à ce rythme on n’aura plus d’essence pour se rendre jusqu’au quatrième jour alors on rouvre les yeux et c’est reparti : le feu est vert ? on y va accrochez vous ! 

Le retour au point de chute, le soir venu, se fera sans encombre, les Lotus en convoi ont pris possession de la route, les moteurs ronronnent dorénavant après avoir hurlés la journée durant : tant pis pour les gendarmes postés à la sortie du circuit au beau milieu d’une grande ligne droite, leurs filets tendus n’ont pas capturé la moindre proie, ils devront réaliser leurs objectifs ailleurs ! 

Un passage par la chambre d’hôtel, un décrassage dans les règles et nous voilà prêts pour passer une soirée inoubliable.

La « pression paloise » nous ouvre ses portes et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle sait recevoir ; décor surnaturel fait de fûts de bière en cuivre rutilant, la présentation est chaude à souhait : Philippe est là, il ne s’est pas jeté dans un fût au moins ??? mais non rassurez vous, il savoure déjà la très fine sangria qui nous a été servie en apéritif.

Il fait bon, nous sommes ensemble, nos autos ne sont pas loin : c’est la nouvelle définition du bien être.

L repas qui s’ensuit sera tout aussi agréable, et les rires qui s’élèvent de chaque table montreront, si besoin est, que les gens sont biens, c’est bien cela l’essentiel !

 

La nuit sera réparatrice : nul besoin de compter les lignes blanches pour trouver le sommeil, il viendra à nous aussi vite que nos engins effectuent le 0 à 100 km/h.

 

Le buffet du petit déjeuner ressemble à s’y méprendre au tournage d’une scène d’un lendemain de nuit d’ivresse… les mines sont engourdies, les yeux cernés, le pré chauffage est de rigueur

Une fois café et croissants avalés nous retrouvons dans les yeux de tous l’étincelle de ceux qui savent qu’ils vont passer une journée extraordinaire.

 

Départ est donné, destination Nogaro et son circuit de folie : rares sont les retardataires, les GO pensaient arriver les premiers sur place, quelle ne fût pas leur surprise de constater que beaucoup étaient déjà en place ; d’autres Lotusiens n’ayant pas participé au week end dans sa totalité nous ont même rejoint « par l’odeur de gomme alléchés »

Le temps est beau, la chaleur pas encore trop présente, les moteurs entonnent leur symphonie, le concert va pouvoir commencer.

Tout comme les deux jours déjà passés tous ensemble il ressort de ce début de journée un sentiment de bonheur simple, de plénitude exacerbée : on se croise, on se sourit, on se parle, bref on s’enrichit ; ne dit on pas « chacun m’est supérieur en quelque matière et je m’instruis auprès de lui ? »

L’organisation essayée par notre ami Jérôme à Arnos est reconduite ici, il y a des cession libres mais aussi des plages horaires aménagées pour les moins fanatiques de la piste : un grand succès, bravo !! 

Sans oublier la présence du plus cher ventilateur au monde, j’ai nommé la magnifique Two Eleven ,dernière née de notre fournisseur officiel en « pleasure toy »Lotus, pilotée par Marc qui brilla autant par son humilité que par son aptitude à tourner si vite et si longtemps que son passage générateur de courants d’air faisait office de … ventilateur !! 

Votre serviteur ici présent, celui assis derrière son écran et qui galère à taper à une seule main sur ce satané clavier, se souvient encore de son baptême de piste en passager de Marc… qui de l’auto ou du pilote était le plus impressionnant ? ceci étant les sensations ressenties, et à jamais mémorisées, ont été d’une rare intensité : une vraie centrifugeuse cet engin ! 

La journée se déroulera donc sous les meilleurs hospices, juste entre coupée d’un repas bien mérité au restaurant le Solenca  

La fin d’après midi sera vite là, les bons moments sont toujours trop courts, c’est bien connu. Il faut rejoindre sans traîner notre quartier général, se débarbouiller car ce soir encore nous sortons : et excusez du peu, nous allons exposer nos autos devant le fameux casino de Pau. 

Et oui c’est moi, je reviens, tel le gendarme de votre inconscient, vous ramener , au volant de mon bolide spatio temporel, en ce dimanche 15 jullet 2007 fin d’après midi… venez nous repartons ! 

Nous sommes attendus pour un apéritif offert par la mairie de Pau en ce lieu prestigieux q’est le casino de la ville. Les véhicules sont exposés, ils donnent lieu à une affluence de badauds ébahis, véritables gisement de questions parfois … surprenantes !

« c’est bien pour dépasser ? » « y’a combien de vitesses ? » »on doit emballer avec ça non ? »… 

Comment imaginer, pour le néophyte, que ces engins à la beauté sidérante garés là, ont limé du bitume deux jours entiers sans coup férir ?

N’est ce pas là l’ingrédient le plus déterminant de la recette du succès de nos Lotus ? elles sont tout aussi capables d’avaler des kilomètres de départementales à bon rythme, de dévorer le tarmac des circuits les plus exigeants, ou encore de s’exposer telles des divas aux yeux des admirateurs ! 

Après le discours d’accueil de l’adjoint au maire, lequel, disons le, a risqué sa vie à plusieurs reprises en nous faisant languir devant toutes ces bouteilles dont le précieux liquide ne demandait qu’à entrer en contact avec nos papilles !, nous avons rejoint la salle du restaurant. 

Apéritif copieux, repas de qualité, animation musicale de haut niveau par H2J (Hervé Jean-Jacques), venu exprès de Toulouse,  une fois n’est pas coutume nous vivrons un moment d’une rare intensité.

Un point noir cependant, agaçant à souhait, c’est encore Félix qui a fait danser les femmes de l’assemblée : cette domination, quasi monopolistique  ne peut plus durer, alors signez avec moi la charte anti-félix intitulée « qu’il nous en laisse ou qu’il disparaisse ».

 Le dernier jour sera placé sous un ciel bien nuageux, qui ne nous quittera plus d’ailleurs.

Nous avons devant nous environ 80 km de roulage sur un itinéraire magnifique qui est à la ballade ce que le foie gras est à la gastronomie française, du grand art !!

Certes les rangs se sont éclaircis, malheureusement ; bon nombre de Lotusiens sont repartis chez eux, le cœur gros mais la tête pleine de merveilleuses images ; pour autant ceux qui restent forment sur la route un bien beau convoi au sein duquel joie et allégresse sont bien au rendez vous. 

Ce périple nous fait sillonner les routes de l’arrière pays basque, merveilleux de beauté… notre passage semble à peine perturber ce royaume de verdure !

L’heure du déjeuner approche déjà, nous retrouvons sur le parking du restaurant les silhouettes reconnaissables entre mille des Lotus en place .

Les GO nous ont encore concocté une surprise digne de ce nom, merci Christian à qui j’adresse d’ailleurs un salut bien amical et plein de compassion, il comprendra !

 Que dire de ce déjeuner de grande qualité où les mets typiquement basques partagent la vedette avec un décor verdoyant et rafraîchissant.

Profitant de l’euphorie générale certains dont je tairais le nom, las de ne pouvoir dépasser une auto du pays du fromage…, auraient même demandé au tenancier de leur fournir du piment d’espelette pour remplir leur réservoir, espérant ainsi gagner quelques chevaux !!

« le dopage est partout » ! 

Alors que les dernières boutades fusent nous vidons nos verres en retraçant  déjà, nostalgiques, les grands moments de ces jours heureux.

La gorge se serre, nous savons qu’il va falloir patienter deux longues années pour revivre cela ! et la pluie qui arrive. 

Alors que faut il retenir de tout cela ?

Les temps forts ? il n’y a que des temps forts !

Les meilleurs moments, ce que nous avons préféré ? ils sont tous plus exquis les uns que les autres…

Difficile dès lors de conclure par une phrase et une seule, impossible de compacter autant de données !!! 

Remercions simplement Alain Bodin et les GO pour le cœur qu’ils ont mis à l’élaboration et au bon déroulement de cette cession  2007, et aussi tous les participants formidables que vous avez su être. 

Ensemble nous avons trouvé la recette du bonheur, gageons que nous la ré utiliserons bien vite et avec le même dosage de chacun des ingrédients qui la composent. 

Sportivement et passionnément, votre dévoué GO  Anthony

 « ça y est vous pouvez descendre, nous sommes arrivés  à la fin de notre voyage dans le temps ; rassurez vous ce trajet dans les méandres de vos souvenirs peut être fait et re fait encore, sans la moindre modération, alors si le cœur vous en dit… »